L’audience juridictionnelle tenue en matière électorale le vendredi 14 novembre 2025

par la Cour suprême a donné lieu à quelques commentaires tendancieux qui circulent actuellement sur certains réseaux sociaux.

Face aux fausses informations distillées et à la gravité de certains propos, le Cabinet du Président de la Cour suprême tient à apporter les clarifications suivantes :

1- La Cour suprême s’est positionnée depuis quelques années dans une dynamique de modernisation et de transparence judiciaire.
C’est dans ce cadre qu’avec l’aide de la coopération chinoise et l’appui du Gouvernement de la République, elle s’est dotée d’un système de diffusion en direct de ses audiences juridictionnelles qui sont par essence publiques.

Depuis le 12 octobre 2023, les audiences juridictionnelles des deux chambres (judiciaire et administrative) peuvent être suivies en direct par tous ceux qui le désirent.

La Cour a largement communiqué sur cette évolution technologique depuis bientôt trois ans, et ce à travers ses organes de diffusion du droit et d’information et lors de ses trois dernières audiences solennelles annuelles de rentrée.

Les services techniques de la Cour ne font aucun traitement différencié des audiences diffusées.

Il découle de ces observations que l’audience électorale du 14 novembre dernier n’a fait l’objet d’aucune intention malveillante ou couverture médiatique particulière.

Les commentaires que font nos compatriotes sur les débats auxquels cette audience a donné lieu, avec l’audition du représentant de la Commission Électorale Nationale Autonome et du directeur général des impôts, n’engagent que les auteurs desdits commentaires.

2- Il n’aura jamais été dans l’intention des membres de la Cour d’humilier qui que ce soit, encore moins le représentant déclaré du Parti Les Démocrates, qui a bénéficié du Président de la Cour de tous les égards qui lui sont dus, lui qui a affirmé de façon circonstanciée que Monsieur Allassane TIGRI, qu’il a fréquenté au plan professionnel par le passé, était un homme de rigueur et un grand intellectuel de notre pays.

3- L’ancien ministre Allassane TIGRI, qui est sorti de cette audience avec beaucoup d’enseignements de pratique judiciaire, s’est rendu, dès la fin de l’audience, avec l’avocat du Parti, Maître Victorien FADE, au cabinet du Président de la Cour suprême pour lui faire ses civilités et le remercier de la conduite des débats.

La décence républicaine nous interdit d’en dire plus.

La Cour suprême tient à réaffirmer que la justice n’est et ne constituera jamais un enjeu politique au Bénin. Elle est un service public éminent .

Il n’y a que la loi qui commande au juge.

Elle est des fois dure, mais elle reste la loi. Le juge n’a qu’un seul devoir : l’appliquer dans sa lettre et dans son esprit.
Fait à Porto Novo, le 21 novembre 2025

Le directeur de cabinet du président de la Cour suprême,
Isaac FAYOMI